Ce que je suis...
Pendant plus de seize années, j'ai exercé en tant qu'infirmier en santé mentale et en addictologie au sein de l'hôpital.
J'y ai rencontré des centaines de personnes, parfois brisées par la vie, parfois épuisées par des années de souffrance silencieuse. Des femmes et des hommes qui avaient attendu trop longtemps avant de demander de l'aide. Non pas par manque de courage, mais parce qu'ils pensaient pouvoir tenir encore un peu. Parce qu'ils avaient appris à minimiser leur souffrance. Parce qu'ils se disaient que cela finirait bien par passer.
Au fil des années, une réalité s'est imposée à moi.
Nous consultons facilement lorsque notre corps nous fait souffrir. Une douleur persistante, une blessure, une maladie nous poussent naturellement à chercher une explication et une solution.
Mais lorsque c'est notre esprit qui souffre, nous agissons souvent différemment.
Nous nous convainquons que ce n'est qu'une mauvaise période. Nous repoussons les signaux d'alerte. Nous nous adaptons tant bien que mal à la fatigue, au stress, à l'anxiété, au découragement ou à la perte progressive de notre énergie. Nous continuons à avancer parce qu'il faut avancer. Parce qu'il faut travailler, s'occuper de sa famille, répondre aux attentes des autres.
Et pourtant, à force de faire semblant d'aller bien, certains finissent par s'oublier eux-mêmes.
Aujourd'hui, la santé mentale est devenue une cause nationale. Ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas un effet de mode.
C'est la reconnaissance collective d'une réalité que j'observe depuis le début de ma carrière : de nombreuses personnes souffrent en silence.
Elles sourient alors qu'elles sont épuisées.
Elles continuent alors qu'elles n'ont plus d'énergie.
Elles rassurent leur entourage alors qu'elles auraient elles-mêmes besoin d'être rassurées.
C'est précisément cette réalité qui a guidé ma réflexion et qui m'a conduit à ouvrir mon cabinet.
J'ai voulu créer un lieu où les personnes pourraient être accompagnées avant que leur souffrance ne devienne trop lourde à porter. Un espace où il est possible de parler, de comprendre ce qui se passe, de retrouver des ressources et d'agir avant que la situation ne nécessite parfois une hospitalisation ou une prise en charge plus lourde.
Mon parcours m'a également amené à remettre en question certaines de mes propres convictions.
Pendant longtemps, j'ai été quelqu'un de profondément pragmatique. J'accordais une grande importance aux faits, au concret, au visible. Comme beaucoup de personnes, je sous-estimais parfois l'influence de notre vie intérieure sur notre santé globale.
Puis mes formations en hypnose thérapeutique, en addictologie et aujourd'hui en sophrologie sont venues enrichir ma pratique et transformer mon regard.
J'ai découvert à quel point nos pensées, nos émotions, nos blessures et nos mécanismes inconscients influencent notre quotidien, notre santé, nos relations et notre capacité à avancer.
J'ai compris qu'il était possible de retrouver un équilibre durable lorsque nous apprenons à écouter ce qui se passe en nous plutôt que de lutter constamment contre nous-mêmes.
Cette prise de conscience a profondément changé ma façon d'accompagner les personnes, mais aussi ma propre manière de vivre.
Aujourd'hui, je peux dire que je suis plus serein. Non pas parce que la vie est devenue plus simple, mais parce que j'ai appris à accueillir ce qui est difficile, à comprendre mes propres fonctionnements et à mobiliser les ressources qui existent en chacun de nous.
C'est cette sérénité que je souhaite transmettre à mon tour.
Je suis convaincu que chacun possède des ressources souvent insoupçonnées. Parfois, elles sont simplement enfouies sous le poids des difficultés, des épreuves ou des habitudes de vie qui ne nous correspondent plus.
Mon rôle n'est pas de vous dire qui vous devez être.
Mon rôle est de vous accompagner pour mieux comprendre ce qui fonctionne dans votre vie, ce qui vous fait souffrir, ce qui vous freine et ce qui peut vous permettre d'avancer à nouveau.
Je crois profondément qu'il n'y a aucune honte à demander de l'aide.
Consulter un professionnel de la santé mentale ne signifie pas que l'on est faible. Cela signifie simplement que l'on reconnaît que sa souffrance mérite autant d'attention que n'importe quelle douleur physique.
Prendre soin de sa santé mentale est un acte de responsabilité envers soi-même, mais aussi envers ceux que l'on aime.
Si aujourd'hui vous ressentez de la fatigue, du stress, de l'anxiété, un sentiment de vide, une perte de motivation ou simplement le besoin de retrouver un équilibre, sachez que vous n'avez pas à traverser cela seul.
Parfois, le premier pas vers le mieux-être consiste simplement à accepter que l'on mérite d'être aidé.
C'est avec bienveillance, respect et sans jugement que je vous accueille afin que nous puissions, ensemble, retrouver le chemin de l'apaisement, de la confiance et de l'équilibre.